"Un quart des femmes est concerné par des soins irrespectueux en maternité. " Inserm
Vous avez osé dire "soins irrespectueux" ?
On ne parle pas forcément de gestes ou de paroles volontairement irrespectueux, mais ils ont pour effet de l'être véritablement.
Ils s'expriment à travers:
L'absence de consentement,
Le manque d'explications, de choix,
La précipitation des soins,
Le manque de considération,
L'intimidation, la dévalorisation, l'infantilisation.
La rigidité du contexte médical vient heurter la femme qui doit faire preuve de souplesse. :
- Un personnel sous pression, et souvent fatigué.
- Absence d'accompagnement des femmes dans un moment de grande vulnérabilité.
- Injonctions sur la femme, dans la précipitation et les imprévus.
- Manque d'intimité évident.
Déni du processus physiologique de la naissance, et des capacités maternelles.
Dans l'objectif de prévenir le moindre risque, le cadre médical impose de nombreux perturbateurs du processus physiologique naturel de l'accouchement. Ces obstacles sont: la lumière, les bruits de machine, les questions posées à la mère, les touchés vaginaux, l'ambiance de stress, etc.
Tout ces perturbateurs qui stimulent l'adrénaline et le mental, induisent une inhibition de l'homéostasie (processus automatique naturel), et contraignent la femme à abandonner ses reflexes innés de mise au monde. C'est dans l'abandon forcé de ses capacités naturelles, qu'elle renonce à une partie d'elle même, mettant de coté sa propre identité: principe du traumatisme.
Notre responsabilité dans tout ça
Notre bagage personnel
Le vécu de l'accouchement ne dépend pas que des éléments extérieur: il y a aussi les expériences passées, les croyances, les souvenirs, et la sensibilité propre à chacune. Tous cela influence notre capacité à s'apaiser, se recentrer, à rassurer l'entourage, communiquer clairement et calmement, faire preuve de résilience, se positionner fermement, etc.
Faire face à l'imprévisible, ça se travaille.
On avait une idée de la façon dont on voulait accoucher... Et quand les imprévus sont survenus, on a dû s'adapter: faire des choix, renoncer, accueillir, se recentrer...
A ce moment là, notre capacité à gérer l'imprévu dépendait à la fois:
- de nos ressources (encrage, calme intérieur, ressources, connaissances, croyances...)
- de l'instant présent (l'état émotionnel, la fatigue, les peurs, les gènes physiques, etc)
Est-ce qu'avoir mal vécu son accouchement c'est avoir raté quelque chose ?
Bien sûr que non, et voici pourquoi: un accouchement qui laisse des traces est un accouchement qui n'est tout simplement pas terminé.
Le bébé est peut-être bien né, mais pour la mère, quelque chose est resté en suspend. Une sensation d'avoir été empêchée, de n'avoir pas pu accomplir une partie d'elle-même. Et depuis, c'est comme si une part de nous continuait de crier à l'intérieur: "quelque chose n'a pas pu exister, je ne me sens pas entière". C'est frustrant parce que c'est existentiel: notre intégrité est en jeu.
Tant que ça crie en nous, c'est bon signe. C'est qu'on est prête à laisser exister ce qui a été ignoré à l'accouchement: notre toute puissance. Ce travail c'est de renouer avec une part de nous qui a été négligé ridiculisée, humiliée, méprisée, ou oubliée pendant l'accouchement. Cette part de nous, est celle qui nous manque aujourd'hui. Le travail que je propose est de vous aider à retisser les fils de votre identité. Un travail fondamental qui va permettre de retrouver une vie alignée avec vous même.
Sur trois séances, je vous aide à vous remettre sur les rails pour que vous puissiez retrouver ce qui vous manque: un alignement avec vous même, une confiance et une sérénité. Le travail continue naturellement de façon autonome, et sans moi, une fois les trois séances terminées.
Maeva Champot
Accompagnante Périnatale CeFAP
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